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Mama e te ho upo (maladie d'amour)

  : Ajouté le 17/7/2008 à 07:20 AM

 

Un grand plaisir pour les pêcheurs marquisiens, c’est de manger encore palpitant, le cœur de la bonite qu’ils viennent de pêcher et d’en boire le sang…(j’ai fait cette expérience avec eux…il faut aimer !...) Sako que l’on voit sur la photo me précise : « je tiens ce goût de mes ancêtres qui faisaient ça avec autre chose que des poissons… »

L’évocation de cette époque terrible fait souvent rire les marquisiens qui considèrent que l’image du « guerrier-mangeur » donne un ton viril et séduisant à l’individu. Les femmes sont d’ailleurs très amatrices de ces démonstrations et elles confectionnent le meilleur « kumu hei » (bouquet de fleurs aphrodisiaques) pour donner le change…

J…    vient de la vallée de Taipivai ; il vient plus précisément d’une petite vallée affluente de Taipivai. Il a vécu dans une maison en bambou édifiée sur un pae pae en pierre. 

«  Nous étions une vingtaine car mes parents avaient adopté tous les enfants de la famille qui se trouvaient sans tuteurs ». Un jour, alors qu’il avait huit ans, un mutoï (police municipale) est venu le chercher et l’a conduit pour la première fois à l’école. L’année suivante, c’est l’évêque qui s’est intéressé à son cas et l’a placé dans un internat à Taiohae.  Aujourd’hui, J…   est enseignant.

Cet exemple est typique de la société marquisienne où les familles nombreuses  et les adoptions sont très fréquentes. Un autre de mes amis m’a montré une inquiétude surprenante lorsqu’après l’accouchement de sa femme, la lenteur du retour de celle-ci l’a conduit à penser : « j’y vais car ma famille va me prendre mon enfant… »

 



» Catégorie tradition
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