Nuit au cimetière
4/11/2009

En Europe, personne n'irait se promener la nuit dans un cimetière...une crainte stupide, qui remonte à la nuit des temps, fait que nos chers disparus passent pour des entités dangereuses...
D'ailleurs, les cierges, autrefois disposés autour du corps du défunt, représentaient le feu...barrière protectrice destinée à empêcher l'évasion de l'esprit ...
Aux Marquises, pour la Toussaint, toute la population se retrouve dans le cimetière dès la nuit tombée. Les enfants équipés de bougies préparent une illumination du plus bel effet.
Il faut dire que le culte de la mort est d'une grande simplicité ici. Après le décès, on est enterré rapidement (quelques heures après la mort) dans un cercueil fabriqué dans le village (du contreplaqué habillé d'un drap)

Avec une voix caverneuse, le chef de prière énonce la liste des disparus de l'année écoulée.


Tags : societe
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tradition
Sous les cocotiers de Ua Pou
5/10/2009

Les cocotiers sont très importants dans la vie marquisienne. Lors des grosses pluies, les noix qui tombent sont entraînées par les eaux dans la rivière temporaire qui se forme. Elles s'accumulent dans les zones calmes du cours d'eau et sont récupérées pour l'alimentation des animaux. Les cochons en consomment beaucoup, ce qui fait que leur viande est très grasse...les marquisiens l'apprécient comme ça, trouvant le cochon d'élevage trop "sec". Leur médecin est d'un avis différent...!!!

Le lait de coco est obtenu en râpant la noix et en la pressant dans un torchon pour obtenir ce liquide blanc délicieux mais très gras et trop riche pour être consommé régulièrement sans danger. On utilise souvent des râpes électriques mais la tradition qui est toujours présente et respectée, propose cette râpe en bois. L'opérateur est assis sur le siège et on fixe un coquillage dentelé sur l'ergot devant lui. La noix est donc frottée contre le coquillage-râpe...le travail est plus fatigant mais efficace et silencieux.

Dans un coin de l'atelier du sculpteur, des peaux de boeuf séchées au soleil sans aucun produit chimique; elle seront trempées juste avant la mise en place puis tendues avec des dispositifs en bois ou en os.

La pirogue...c'est la mobylette locale...une parabole indique l'arrivée incontournable de la société de consommation

Mais la présence de visages venus du passé confirme l'importance de la tradition et des superstitions.
Tags : quotidien marquisien
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tradition
Avatini le bienheureux Taipi
28/9/2009

Descendant des terribles guerriers "Taipi" , Avatini roule sa bosse sans chaussures, sans vêtements, sans selle mais avec un bonheur qui déborde...





A côté d'un pae pae de famille


Il faut un jeune requin pour le repas, chair et foie cru au lait de coco...délicieux!

Lorsque le véhicule a du caractère...
Tags : societe
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tradition
Autour de la maison marquisienne
22/9/2009

Les Marquises bénéficient d'un climat océanique-équatorial...autant dire que la température est élevée mais stabilisée par l'océan. On évolue entre 27 et 33 degrés (nuit et jour). La vie des habitants de cette serre naturelle se passe essentiellement à l'extérieur des habitations. On mange dehors, on installe la télévision sur la terrasse...et il n'est pas rare d'aller dormir ...sur la pelouse!
L'environnement de la maison est agrémenté par les fruitiers, l'atelier, la machine à laver (il ne gèle jamais) et beaucoup de fleurs. Les marquisiens sont attachés à la beauté de leur terrain; ils ramassent les feuilles tous les soirs et même si certains éléments décoratifs sont un peu "rococo...", ils montrent que l'apparence du logis est aussi importante que celle des "vehine" et celle des tatouages du "toa"
Le régime de bananes est toujours présent (les régimes!)

La pêche passionne autant les femmes que les hommes et si en Europe certaines épouses se plaignent des absences de leur conjoint parti "à la chasse" ou "à la pêche"...le problème est différent ici car les "vehine" aiment taquiner le rouget.

Mafeau (on prononce Maféaou) qui connaît toutes les recettes de la culture marquisienne, est en train d'emballer des "piere" (bananes séchées) pour un client. On aperçoit, dans un sac plastique, les feuilles de bananier séchées qu'elle utilise pour confectionner une enveloppe végétale. Le résultat est excellent...un peu fort en calories...mais parfumé et si naturel.
A plus de 70ans, Mafeau part de nuit sur les rochers, une canne à pêche équipée de mouches pour attraper des papahus ou des rougets. "peur", "danger"...elle ne connaît pas.

Les bananes sèchent au soleil sur la butte derrière la maison; enfermées dans un grillage fin pour éviter les insectes
Mafeau sait utiliser les feuilles et les tiges de cocotier ou de pandanus pour la fabrication des chapeaux, des habits ou des corbeilles utilisées dans le four marquisien. Elle fabrique des médicaments traditionnels avec le pilon et le umete.

Excellente cuisinière capable de préparer des plats modernes, Mafeau reste attachée (et on la comprend) aux produits locaux. Elle épluche le manioc qui sera cuit puis écrasé au pilon avec des bananes et du lait de coco...un plat fabuleux pour accompagner le poisson cru.

Tags : societe tradition
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tradition
Repas sous le hae po'a
12/8/2009

Les marquisiens aiment l'air pur, le vent et la bringue. Ils se retrouvent régulièrement dans la maison végétale pour passer un bon moment avant que le ciel ne leur tombe sur la tête.

Il fait très chaud dehors mais sous le toit en cocotier, la température est agréable

Des kaioi sortent leurs instruments et les chants locaux à plusieurs voix

D'autres utilisent les couverts pour frapper le rythme

Une cuiller dans une bouteille fait l'affaire

Même les lézards se sentent concernés et montent vers les oreilles pour mieux entendre

firi firi sucré ou crabe cru?

Comme autrefois...il y a des sacrifices!

crus avec du sel et du citron
Tags : societe
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tradition