La médecine traditionnelle est très prisée aux Marquises. Beaucoup de femmes connaissent les recettes miraculeuses mais seules certaines ont les dons .
Une visite du cimetière de Hakahau montre que l'on meurt jeune dans ces îles . Il faut dire que la nourriture trop riche et trop abondante, la bière et le tabac ainsi que le soleil sont autant de causes qui invalident les effets de cette médecine.

Représentation de l'île de Ua Pou.

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Repas en famille
: Ajouté le 25/7/2008 à 04:33 AM

Deux amis préparent le "ima enana" (four marquisien), où deux porcelets vont cuire. Les marquisiens sont gourmands et mangent jusqu'à "ma kona" (rassasié...) et comme me dit un copain "plus c'est gras et meilleur c'est..." . Les morceaux de viande et les autres aliments cuisent dans des paniers en coco fabriqués le jour même.

Le kaaku manioc-banane est préparé en pilonnant de la popoï de manioc et des bananes: c'est excellent avec du lait de coco...un peu riche...bien sûr ... mais original et très fin...avec du poisson cru!
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Sculptures utiles
: Ajouté le 24/7/2008 à 12:22 AM

Une magnifique selle en miro (bois de rose) commandée par un client qui va réellement l'utiliser. Il paraît que c'est très confortable...

Ces deux jeunes nous assurent pourtant que l'équitation peut se pratiquer sans accessoires.

Toujours Gauguin...

Un kooka en bois de rose. Le sculpteur et son fils partent plusieurs jours sur les hauts plateaux afin de récolter le miro et le tou, deux bois rares utilisés pour sculpter.
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Mama e te ho upo (maladie d'amour)
: Ajouté le 17/7/2008 à 07:20 AM

Un grand plaisir pour les pêcheurs marquisiens, c’est de manger encore palpitant, le cœur de la bonite qu’ils viennent de pêcher et d’en boire le sang…(j’ai fait cette expérience avec eux…il faut aimer !...) Sako que l’on voit sur la photo me précise : « je tiens ce goût de mes ancêtres qui faisaient ça avec autre chose que des poissons… »
L’évocation de cette époque terrible fait souvent rire les marquisiens qui considèrent que l’image du « guerrier-mangeur » donne un ton viril et séduisant à l’individu. Les femmes sont d’ailleurs très amatrices de ces démonstrations et elles confectionnent le meilleur « kumu hei » (bouquet de fleurs aphrodisiaques) pour donner le change…

J… vient de la vallée de Taipivai ; il vient plus précisément d’une petite vallée affluente de Taipivai. Il a vécu dans une maison en bambou édifiée sur un pae pae en pierre.
« Nous étions une vingtaine car mes parents avaient adopté tous les enfants de la famille qui se trouvaient sans tuteurs ». Un jour, alors qu’il avait huit ans, un mutoï (police municipale) est venu le chercher et l’a conduit pour la première fois à l’école. L’année suivante, c’est l’évêque qui s’est intéressé à son cas et l’a placé dans un internat à Taiohae. Aujourd’hui, J… est enseignant.
Cet exemple est typique de la société marquisienne où les familles nombreuses et les adoptions sont très fréquentes. Un autre de mes amis m’a montré une inquiétude surprenante lorsqu’après l’accouchement de sa femme, la lenteur du retour de celle-ci l’a conduit à penser : « j’y vais car ma famille va me prendre mon enfant… »
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