Paroles de femme
13/10/2009

Ce dimanche, par hasard, j’ai rencontré Tahiatauani et nous avons échangé quelques mots. Venant de Tahuata, une petite île des Marquises, elle a un regard très « tahuatien » sur les règles de vie aux Marquises.
Tahiatauani …c’est la « maîtresse du ciel », un prénom détenu par sa famille et donc interdit à tout autre Marquisienne. Autrefois, le « vol d’un prénom » pouvait conduire au crime…
Actuellement la règle est toujours très respectée mais les sanctions sont différentes : « si quelqu’un vole le prénom de la famille…alors on le donne à tous les animaux de la maison…chiens, chats, cochons…c’est la honte ! »
« A Tahuata, les règles sont très strictes ; un « blanc » a du mal à s’intégrer…surtout que dans le passé, les navigateurs ont fait des choses terribles là -bas et …ça a laissé des traces. »

Avant, aux Marquises, les jeunes vivaient leur sexualité librement et activement. La pudeur n’était pas un problème et les corps étaient souvent nus et parfumés…puis…la religion est passée par là …
Elle a enseigné la morale et montré le « péché » (une vision coincée de l’erreur…)
Maintenant, plus de seins nus, plus d’amoureux enlacés, plus de baisers en public…
Mais la nature reste et les couples se forment, jeunes, très jeunes…et des enfants naissent accidentellement sans avoir fait partie d’un « projet de vie »…ici, on appelle ça « les diplômes-bébés ». Que dit la morale ? …elle ferme les yeux et utilise le silence coupable…
Tahiatauani me précise que beaucoup de mariages sont « arrangés » par la famille mais que bon nombre de promises ont décampé avant la « consommation ».
Tahiatauani, qui a beaucoup de temps de loisir, pratique la pêche avec ses amies et la chasse à la chèvre.
« Pour la chasse, c’est difficile…je n’ai pas demandé l’autorisation à mon mari et c’est sur son terrain que je chasse… les chèvres sont difficiles à approcher… »
« Il faut savoir qu’aux Marquises, les esprits de la brousse font respecter les règles et écartent le gibier si le chasseur a oublié ses devoirs… »

De la même façon, la cueillette des fruits est soumise à l’autorisation du propriétaire conjoint sous peine de malédiction et d’ennuis sérieux…(maladie, déprime…)

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Paetini, femme marquisienne
15/8/2009

Le bois de rose, produit de la brousse marquisienne, est prêt à coopérer..."Paetini renaîtra..."
Alors que des sociétés voient dans la femme la génitrice asservie, couverte, dissimulée, enfermée...Paetini, fille de chef et cheffesse elle-même, incarne bien la femme marquisienne autoritaire, séductrice et dotée d'un caractère aux couleurs de l'océan...

Porter, capitaine américain, fut tout de suite ébloui par cette jeune fille belle et froide "comme une fille de chef" mais chaude comme une sirène au soleil ...

Elle deviendra sa maîtresse pour six mois, la période nécessaire aux réparations des bateaux. Six mois de bonheur pour tous les marins de l'équipe . Et lorsque le bateau de Porter reprit la mer, contre l'avis des hommes, l'un d'eux sauta malgré tous les dangers et retourna dans ce paradis qu'on lui enlevait.

Paetini eut quinze maris (en même temps), de rangs différents...on ne rêve pas tous aux mêmes parfums...

On croise souvent aux Marquises, entre les bananiers et les tiarés, les regards et les vibrations des "vehine Paetini" de maintenant. Un pique-cheveux géant planté dans un chignon timide, ou une pince taquine glissant le long d'une chevelure qui caresse les fesses, elles font respirer leur sourire et jouent la musique des charmeuses de guerriers...

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La transe en danse...
4/8/2009

Au coucher du soleil, les esprits de la brousse sortent de leur long sommeil semant une douce inquiétude favorable aux transferts des personnalités. Les femmes de l'île voient leur chevelure fleurir. Leurs yeux et leur bouche communiquent sans pudeur une excitation qui ne parvient plus à se taire...Les paréos-fuseaux commencent alors à vibrer, à onduler, à provoquer...La danseuse n'est plus la "femme du quotidien"; elle s'oublie pour rentrer dans son rôle et ne voit plus que les yeux des admirateurs sous le charme. La maîtresse du jeu diffuse son hypnose...

Le lendemain, elle aura oublié qu'elle avait volé, couverte de sourires ; que ses mains avaient caressé le souffle du public et que les perles qui avaient glissé sur sa peau étaient salées comme l'océan tout proche.



Elle aime sourire, elle peut aussi chahuter et jouer...


Le regard en dit long sur l'emprise de la musique


Tags : danse
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Pour les danseuses de Ua Pou
27/7/2009
Cet article est destiné aux danseuses qui nous font oublier que la pluie vient toujours du même côté et aux petits soucis de la vie qui sont invités à débarrasser le paysage pour que nous puissions respirer les pafums des fleurs...Nos danseuses sont belles, séduisantes, coquines, complices et effrontées ...avec un soupçon d'étrangeté...elles sont les sirènes de Ua Pou...

Un joli regard qui ne sait que sourire

Elle est sublime...

Le moteur du groupe, la tête pensante...

Des yeux et un regard...Ã faire fondre la neige

belle, sympa...et dynamique ...elle vient de Tahuata

Un remède contre la morosité...

quand le paysage devient femmes

Une peinture de fleurs

Le talent et le charme

Elles se préparent à provoquer les barraques

avant de vibrer

Des yeux...!!!

La femme purificatrice...

A deux on sourit mieux!

visite de Moana..."l'océan"

Tu crois qu'elles sont aussi jolies que toi au paradis?

Un peu de provocation...dans le charme
Tags : seduction
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