Au crayon

Added 30/1/2009

tuhuka o'oko

Tuhuka o'oko (grand maître) de Taiohae; il était le spécialiste de la généalogie, des légendes et des savoirs...la mémoire de la tribu

femmes marquisiennes

Quand un bateau arrivait, les femmes nageaient derrière les pirogues et si la permission leur était donnée, montaient à bord...le plus vieux métier du monde...

femmes et voyageurs

Les femmes furent "le souvenir inoubliable" que gardèrent les marins ayant visité le pays (Radiguet)

portrait Marius Marcel

Ce portrait et les deux dessins suivants, ont été réalisés par un artiste étonnant. Agriculteur, aventurier et peintre, Marcel Roustan dit "Marcel Marius" vendit tous ses biens de France (Hautes-Alpes) pour venir s'installer en Polynésie. Il fit "plongeur de nacre", "chercheur d'ambre", éleveur ...et gagna même le tour cycliste de Tahiti en 1963!

tiki Marcel Marius

Il fut émerveillé par la beauté des Marquises (îles et femmes...)

arrivée aux Marquises

Vision naïve lors de l'arrivée aux Marquises

tatouages

Les dessins qui donnaient le pouvoir

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Personnages historiques

Added 28/1/2009

Tainai, chef de Vaitahu

A Tahuata,en septembre 1797,  le tau'a Manuehuma venait de mourir. Les vieilles femmes nues dansaient le heva sur le "pae pae". Tout le monde savait que la terreur allait se répandre sur l'île. Tainai allait venir  "pêcher" des hommes. La nuit qui suivit, Tainai partit en pirogue avec des banderoles blanches comme pour chasser la tortue. Sur l'avant de sa pirogue étaient alignés des crânes d'hommes capturés dans d'autres pêches.

Au matin, ils étaient de retour et avaient capturé quatre victimes; trois hommes et une femme de la tribu des "Pikina"

Ils jetèrent sur la berge les quatres corps attachés par les mains et par les pieds à une perche. Dans leur bouche, ils avaient mis un gros  "metau" (hameçon) et ils avaient enduit leurs corps de peinture rouge.

Deux d'entre eux furent mis au four pour le repas des "tau'a"; les deux autres furent pendus sur le "mea'e"

En novembre, Taina et son frère repartirent à la pêche et capturèrent quatorze hommes et femmes; ils les rapportèrent vivants et ils furent mangés ou troqués contre des biens...Lorsque Tainai revenait de la pêche, il chantait le "ako vaka" en fixant ses "poissons...

Une représentation de la sanguinaire "Vaekehu" par Pierre  Loti

lithographie de Lebreton

La cheffesse Paetini, elle avait quinze maris et fut la compagne de Porter, un capitaine américain pendant plusieurs mois

Paetini vue par Porter

Scène de deuil; funérailles de Niehitu oncle et tuteur de Temoana (fameux chef de Nuku Hiva)

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Chefs marquisiens croqués

Added 2/12/2008

Fort Collet à Nuku Hiva; fortification française(Radiguet)

Sur le siège: Pakoko, Temoana et Dupetit-Thouars (croquis de Radiguet)

Au XIXe siècle, beaucoup de choses ont changé en Polynésie et notamment aux Marquises. Les implantations colonialistes de la France ont modifié le paysage politique des îles. Certains chefs ont pactisé et se sont associés à l'armée française (Temoana, Vaekehu) ; d'autres ont résisté, même s’ils  avaient accepté au départ, les exigences des colonisateurs,  en voyant par la suite leur autorité et leur image affectées par les généraux français (Pakoko, Iotete) .

Pakoko

La photographie n'était pas un outil en service au début du XIXe siècle et pour voir les visages de ces personnages de la légende marquisienne, il n'y a que les croquis.

Iotete, le chef de Tahuata; un colosse qui avait accepté les exigences françaises mais qui résista ensuite en voyant son pouvoir atteint par le capitaine Halley

 Max Radiguet, un secrétaire qui avait embarqué  en 1841, à bord de la Reine Blanche, un bateau dirigé par l'amiral Dupetit-Thouars, se chargea de rédiger des rapports à chacune des opérations et comme il avait un talent de graphiste, il croqua la plupart des célébrités de l'époque. On sait que des écrits commandés par la marine ne sont certainement pas exempts de défaut ; l'objectivité n'était pas la règle de base du secrétaire. En ce qui concerne les croquis, ils sont de très bonne qualité et on devine aisément les traits de caractère de chacun des acteurs.

Autres chefs marquisiens

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Il y a 150 ans aux Marquises

Added 12/11/2008

 

Le tatoueur au travail. Il utilise une substance végétale, de la cendre et de l'huile de coco. La séance est longue et douloureuse, pratiquée avec une dent de requin frappée par un petit marteau de bois.

La place devant les "hae" avec des idoles. Comme elle est très fréquentée, ne figurent que des tikis de second rang correspondant à des dieux peu importants. Les tikis de premier rang sont disposés dans des endroits cachés.

Une habitation traditionnelle

 

 

L'église de Taiohae au siècle dernier

Tohua de Vaitahu en 1842

"Pu", sorte de trompe utilisée pour communiquer ou alerter.

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Gravures des Marquises

Added 8/11/2008

Aux marquises, le tatouage est un ornement mais il sert aussi de vêtement. L'homme qui n'était pas tatoué ou peu tatoué était méprisé tandis que celui qui était couvert de tatouages  incarnait l'élégance suprême. Hommes et femmes étaient tatoués. On peut considérer le tatouage comme une forme d'écriture utilisée par un peuple qui n’utilisait que très peu le graphisme. Certains tatouages anciens étaient d'une grande complexité et devaient contenir bon nombre d'indications sur l'individu et sa tribu.

Actuellement, le tatouage joue un rôle important quant à l'identification marquisienne mais le plus souvent ce tatouage est situé sur le corps, rarement derrière les oreilles. On trouve quelques cas de tatouage sur le front, le menton ou la moitié du visage.

La pirogue était utilisée pour la guerre et surtout pour la pêche. Le chef de la tribu faisait respecter des règles très strictes quant aux moyens utilisés pour la pêche et quant aux espèces pêchées. Le contrevenant de ces « tapu » était sévèrement puni, le plus souvent par la mort. Il était alors empoisonné ou assommé avec un casse-tête. Les chefs faisaient respecter les « tapu » qui étaient en réalité déterminés par les grands prêtres (les vrais chefs dont l'autorité était assise sur la peur et la magie). Les meilleures espèces de poissons (côté culinaire) étaient interdites pour l'individu ordinaire et réservées aux chefs... Les choses ont-elles changé dans notre monde moderne ? 

Les marquisiens modernes sont très dépendants des règles morales dictées par l'église : ils sont souvent pudiques et réservés. Les anciens marquisiens vivaient très librement, les femmes avaient souvent plusieurs maris et pratiquaient une sexualité très libre.

Il y a 200 ans, les marquisiens ignoraient le métal ;  la pierre taillée et la pierre polie étaient utilisées. Les anciens utilisaient les objets trouvés dans la nature : les galets, les éclats de pierre, le bois, la fibre de coco tressée en cordage, les dents de requin, les os des animaux et des  humains, les écailles de nacre, la peau de requins, les arêtes des poissons, les dents des animaux, le bambou.

Les chefs et les cheffesses portaient aux cérémonies, de larges éventails à manche d'os humain sculpté et un bâton surmonté d'une touffe de cheveux frisés.

Guerriers armés

La mort était une étape peu redoutée par les marquisiens. Souvent même, ils s'installaient dans leur cercueil bien avant de mourir. Le corps du défunt était ensuite massé pendant plusieurs jours pour atteindre une sorte de momification. Il était placé dans un « vaka tupapa’u » couvert d'un toit où il séjournait assez longtemps. On apportait régulièrement de la nourriture au défunt. Lorsque l’édifice tombait en ruines, les restes osseux étaient conduits dans une grotte.

À l'occasion de la mort d'un grand chef ou d'une personnalité, des sacrifices humains accompagnaient les rites. Ainsi, à la mort de Heato dont plusieurs articles du blog ont parlé, sept personnes devaient mourir (dont des enfants) ;l’ histoire raconte que quatre réussirent à s'enfuir. Les trois autres furent sacrifiées.

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